visites

 

 

 

 

 Estampe de Francis Rollet (4ème de couverture)

 

 

Mémento à l'usage des auteurs

 

 

 

Le n°26  est paru à l'occasion du Festival du livre de Carhaix (24 & 25 octobre). 

 Au sommaire du n°26 : S'émerveiller ! 

Couverture : Emmanuelle Mathieu (photographies)

EscaleIssa Hassan Al Yasiri, d'Irak à Montréal, dossier élaboré par Louis Bertholom

Marie-Claire Bancquart i.m., par Jean Bescond

Mémoire : René Guy Cadou par Pierre Tanguy

Avis de tempête / Taol Kurun : Billet d'humeur, carte blanche à  Roland Nadaus

Points de vue : Ce qu'il reste de lumière, suivi de Au large de Douleur de Salah Al Hamdani (Les Editions Sauvages, 2020), lus par Eve Lerner, Gérard Cléry et Jacqueline Saint-Jean.

Chroniques sauvages :

Nuits d'encre par Marie-Josée Christien : Je suis... Georges Brassens de Guy Allix & Michel Baglin (Jacques André Editeur) - Sémaphore en mer d'Iroise de Claire Fourier (Locus Solus) - Il y a un chemin de Brigitte Maillard (Librairie-Galerie Racine) - Vu, vécu, approuvé. de Jean-François Mathé (Le Silence qui roule) -  L'arrogance des jours de Salah Al Hamdani (Al Manar) - Le modèle oublié de Pierre Perrin (Lafont) -  Rock-blues de Louis Bertholom (Sémaphore) - Cahiers des chemins qui ne mènent pas de Jean-Louis Bernard (Alcyone) - Riverains infimes de Jean-Louis Bernard (Les Lieux-Dits) - Matière ardente de Jacqueline Saint-Jean (Les Solicendristes) - Téphra de Irène Guyraud (Al Manar) -  Belvédères de Bernard Berrou (Locus Solus) - Tout est dit ? de Jean-Luc Maxence (Le nouvel Athanor) - Comme un bouquet de fleurs mouillées de Pierre Tanguy (Des Sources et des Livres) - De l'étoffe dont sont tissés les nuages de Adeline Baldacchino (L'ail des ours) - Archéologue, hasard et destinée de Jean-Paul Le Bihan (Pétra) - Un silence de verdure de Gilles Baudry & Nathalie Fréour (L'enfance des arbres), Jour et nuit de Michel Baglin (La malle d'aurore), Contes préhistoriques de Pierre Gouletquer (Vivre Tout Simplement), L'immensité des liens de Colette Wittorski (L'Harmattan)

Passages par Guy Allix : Pour la vie de Nicole Laurent-Catrice (La Part Commune) - Govrache (CD). 

Le coup de coeur de Jean Bescond : Armand Robin et la liste noire (1ère partie)

Vagabondages : articles de Jacqueline Saint-Jean (Partout et même dans les livres de Eve lerner - Vigie de Emmanuelle Le Cam). Articles de Patrice Perron (Ma Patagonie de Guénane - Le sein de la terre de Marilyse Leroux et Véronique Durruty)

Dossier "Tamm Kreiz"  : Nicole Laurent-Catrice, la poésie en action (dossier de Marie-Josée Christien)

S'émerveiller !  :  textes courts, poèmes, nouvelles, en français ou/et en breton. 26 auteurs retenus (dont 5 pour la première fois dans notre revue ) : Guy Allix, Serj Ar Falc’her, Louis Bertholom, Alain Brissiaud, Marie-Claude Bourjon, Valérie Canat de Chizy, Annie Cariou, Marie-Josée Christien, Gérard Cléry, Chantal Couliou, François Desodt, Jean-François Dubois, Marie Evkine, Maï Ewen, Mireille Fargier-Caruso, Jean-Marc Gougeon, Anne Guerber-Jézéquel, Jean-Luc Le Cléac’h, Ghislaine Lejard, Brigitte Maillard, Hervé Martin, Lydia Padellec, Jacqueline Saint-Jean, Jeanine Salesse, Sydney Simonneau, Luc Vidal. 

Remarques :

La rédaction a reçu énormément de textes pour ce numéro. Le thème ayant été choisi par  Marie-Josée Christien en tout début d'année, la rédaction n'avait évidemment pas envisagé qu'il serait rattrapé et débordé par l'actualité du Covid 19.  Si bon nombre d'auteurs ont relié le  besoin de s'émerveiller au contexte du confinement qu'ils étaient en train de vivre, la grande majorité de ces textes de circonstance, écrits sans recul ni distance, n'a pas convaincu le comité de lecture qui a préféré, sauf rares exeptions, ne retenir que ceux qui s'en sont tenus à l'invitation première du thème. 

Cette année encore, un nombre non négligeable de propositions n'ont pas été examinées par le comité de lecture,  leurs auteurs n'ayant pas respecté les consignes d'envois (nomination du fichier, longueur...) ou ayant expédié des textes à l'aveuglette sans connaître notre revue. 

 

S’émerveiller !  

« Le poète est celui qui tout au long de son existence

conserve le don de s’émerveiller. » André Lhote  (1885-1962)

  Dans notre société désabusée où il est de bon ton d’afficher son indifférence voire d’exprimer son cynisme, s’émerveiller est devenu désuet, associé à la naïveté et à la candeur, et même  parfois assimilé à la niaiserie. Ayant atrophié puis renié notre aptitude à nous émerveiller, nous l’avons désormais reléguée au seul domaine de l’enfance.

  Pourtant, la capacité de s’émerveiller n’a rien à voir  avec cet optimisme béat qui précède souvent les désillusions. Les Surréalistes avaient bien identifié l’enchantement du merveilleux fondé sur le pur étonnement, et exploré cette expérience fondamentale qui nous conduit à la frontière de nous-mêmes.  L’émerveillement  s’incarne dans cette sensation qui donne corps à l’instant et nous gratifie de l’absolue certitude d’être vivants ici et maintenant. C’est un  état suspendu du monde, qui déstabilise, oblige à regarder au-delà de soi-même. Cet état intérieur vivifiant pourrait aussi se nommer admiration, ravissement, étonnement, enchantement. Cette capacité d'être réellement présent au monde et à l'autre, dans la reconnaissance de ce qui nous entoure, n'est-elle pas aussi l'amour même ? 

  Pour être capable de s’émerveiller, il nous faut prendre le long chemin du dépouillement et accepter le réel tel qu’il est, pour en accueillir l’incertain, l’inattendu. Si nous n’y prenons garde, cette merveilleuse capacité émotionnelle, constitutive des fondamentaux de  notre humanité, pourrait disparaître des facultés humaines. Alors osons nous émerveiller, acceptons d’être saisis par l’émotion, de recevoir le merveilleux, de nous ouvrir au monde. Préparons-nous à être surpris par les infimes bruissements de la vie. Osons donner à lire des écrits qui stimulent notre capacité à vivre le présent dans le simple émerveillement de ce qui est.

 

Consignes et conseils pour les auteurs désirant nous expédier des textes

  1. Avant toute chose, avant tout envoi, bien relire votre texte, le faire relire au besoin, pour éliminer les fautes d'orthographe et de saisie. Evident ? Eh bien non... au vu de ce qui est expédié sans complexe à  la rédaction.  
  2. Ne pas dépasser 3 pages ( soit 30 lignes par page, titre et lignes blanches comprises) pour les poèmes, et 9000 signes pour les nouvelles, les récits et textes en prose.
  3. Envoi du texte en un seul fichier uniquement word (times new roman, corps 12) comprenant une notice courte (3/4 lignes, soit 300 signes) qui précise date de naissance, lieu de vie, derniers ouvrages publiés.
  4. Fichier illustrations et photos : jpeg (pas de pdf)
  5. Nomination du fichier (et non l'objet du courriel comme plusieurs auteurs l'ont compris) sur le modèle :  Dupont, SG n°26 (avec votre nom à la place de Dupont, sauf si vous vous appelez Dupont ! ) Ceci pour éviter qu'il ne s'égare et pour qu'il parvienne bien aux membres du comité de lecture (et se classe dans l'ordre alphabétique au téléchargement).
  6. Ne pas proposer de mise en page qui ne supporterait pas le transfert dans le format de la revue. 
  7. Adresse d'envoi : spered.gouez@orange.fr
  8. Toute collaboration, y compris pour les photos et illustrations, est à titre bénévole.
  9. L'élaboration d'un numéro se fait à partir d'un appel à textes publié sur cette page. Tout texte qui nous sera expédié devra se rapporter explicitement au thème de l'appel à textes.
  10. Il est vivement recommandé de lire au moins un numéro de Spered Gouez, avant tout envoi. Les auteurs expédient  trop souvent leurs textes à l'aveugle. Nous en recevons ainsi une quantité importante  sans rapport avec notre attente.
  11. Spered Gouez souhaite un minimum de connivence  dans la démarche.  Nos auteurs sont aussi nos lecteurs et partagent avec nous "l'esprit sauvage".
  12. Les textes sont lus par un comité de lecture, composé de grands lecteurs passionnés par la  littérature, l'art et la poésie. Ils sont classés dans l'ordre du choix du comité de lecture. La responsable de rédaction puise ensuite dans cette liste en fonction de la place disponible. 
  13. Les critères de sélection sont, outre une réelle  proximité avec l'esprit sauvage, la qualité de l'écriture (alliant lisibilité et exigence) et la recherche de sens. 
  14. Marie-Josée Christien, responsable de rédaction qui compose le numéro, accorde une grande attention à l'harmonie de  l'ensemble et veille à ce que les textes soient en synergie et forment une partition collective.
  15. La rédaction reçoit de plus en plus souvent des manuscrits, parfois volumineux. Or Spered Gouez ne publie pas de recueils, ni d'essais, ni de romans. Nos  "hors-série" sont toujours des ouvrages collectifs et thématiques. Merci d'en tenir compte.

Questions le plus souvent posées par les auteurs

  • La plupart du temps, une lecture de notre site ou de la revue permet de trouver la réponse.
  • Délai de réponse : les textes étant en lecture à partir du 15 avril, les auteurs retenus verront leur nom publié ici même à partir de juin.
  • Conseils pour l'édition : les auteurs recherchant un éditeur nous sollicitent  souvent pour des conseils. Nous vous recommandons le site de L'Oie Plate qui est une aide utile pour les auteurs en quête d'éditeur. Voir l'adresse sur la page suivante du site.
  • Lire aussi la carte blanche à Pierre Maubé sur Poézibao: Comment publier ses poèmes? Si certaines des adresses sont périmées (disparitions, déménagements), les conseils demeurent d'actualité:
  • http://poezibao.typepad.com/poezibao/2005/12/carte_blanche_p.html
  • Nous ne sommes pas conseillers littéraires et nous ne souhaitons pas l'être. En conséquence, nous ne faisons aucun commentaire sur les textes que nous ne retenons pas. Un texte refusé par Spered Gouez ne présage en rien de la qualité de celui-ci. Cela signifie seulement qu'il ne convient pas au numéro que nous préparons.
  • Quelques personnes ont demandé  à la rédaction comment faire pour poser sa candidature pour le dossier Tamm Kreiz. Justement, il n'y a rien à faire, seulement attendre d'être sollicité(e). L'initiative de la sollicitation revient à  la rédaction qui souhaite mettre en lumière un auteur discret mais à l'oeuvre déjà solide et affirmée, en cours de construction, qui possède son univers singulier. Les invités sont  désormais des auteurs, plus particulièrement poètes, à qui la parole a été jusque là peu donnée, en leur permettant de faire le point sur leur parcours. Le critère essentiel est la proximité avec la revue et sa démarche. Tamm Kreiz n'est pas un hommage à un poète déjà consacré.