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 Estampe de Francis Rollet (4ème de couverture)

 

 

Mémento à l'usage des auteurs

Spered Gouez a fêté ses 25 ans en octobre 2016, qu'on se le dise ! 

 

Au sommaire du n°23 (parution le dernier week-end d'octobre lors du Festival du livre de Carhaix) :

En couverture : Alberto Cuadros

Mémoire : Hélène Cadou (1922-2014) par Ghislaine Lejard.

On peut découvrir ici quelques poèmes d'Hélène Cadou chantés par Martine Caplanne : http://www.revue-texture.fr/une-sensibilite-et-une-voix-au.html (lien transmis par Michel Baglin)

Points de vue : Demeure d'Angèle Vannier, suivi de 12 poèmes d'Angèle Vannier,  de Nicole Laurent-Catrice (Les Editions Sauvages). Articles de 3 critiques. 

Escale : dossier préparé par Eve Lerner

Chroniques Sauvages : 

Nuits d'encre, chronique de Marie-Josée Christien : Silence hôpital de Pierre Tanguy (La Part Commune), Faites battre vos candeurs de Eve Lerner (Diabase), Au fond de nos yeux #1 de Yvon Kervinio (L'Aventure Carto), Silencieux de Alain Clastres (Unicité)...

Passage, chronique de Guy Allix :  

Tamm Kreiz : dossier consacré à Jean-Paul Kermarrec (poète, 1er lauréat du Prix Xavier-Grall pour l'ensemble de son oeuvre en 2006, responsable de rédaction de Digor, la revue annuelle de la Maison de la poésie du pays de Morlaix). 

Viv(r)e l'utopie : Textes courts (poésie, nouvelle, récit, aphorisme, réflexion) inédits en français ou/et en breton. Une vingtaine d'auteurs seront retenus sur ce thème. Date-limite d'envoi : 20 mai. 

Merci de bien lire l'appel à textes et les consignes avant tout envoi. La rédaction reçoit chaque année un nombre important de textes ne respectant pas nos impératifs et compliquant notre travail de lecture. Désormais nous ne les prendrons plus en compte. 

 

Viv(r)e l’utopie ! 

« Faites que le rêve devienne votre vie, afin que la vie ne devienne pas votre rêve. » Antoine de Saint-Exupéry

L’utopie, née d’un néologisme forgé en 1516 par l’écrivain humaniste anglais Thomas More pour nommer l’île d’Utopia abritant dans son récit une société idéale imaginaire, aujourd’hui synonyme de rêve impossible et irréalisable, n’a plus le droit de cité, sans être l’objet de réprobations et de railleries.

La seule perspective présentée aujourd’hui comme l’horizon indépassable de notre organisation sociale est celle de la course effrénée  à la consommation qui ne répand dans son sillage que précarité et régression sociale, isolement, souffrance et désespoir. Ce leurre nous laisse dans un désenchantement sans précédent, car même l’espoir nous est désormais interdit. Tandis qu’une caste s’octroie des passe-droits et de surcroît s’arroge tous les droits, notre littérature est encombrée de faiseurs et de livres inutiles. La lutte est rude et sans pitié pour ceux qui sont sans boussole dans le tohu-bohu ambiant. Dans cette société figée dans ses inégalités, nous avons plus que jamais besoin d’un horizon d’attente, d’un lieu où la fragilité puisse tenir face à la violence conquérante du monde. Pour traverser le désenchantement et le désarroi, se tenir à l’écart de fausses consolations et des impasses, nous avons besoin d’utopie pour vivre.

L’utopie n’est pas l’irréel, encore moins l’irréalisable, mais ce qui n’est pas encore advenu. Idéal et mais surtout projet concret de l’aventure humaine, elle convoque accueil, douceur, attention à ce qui est autre. Vivre l’utopie, c’est refuser les leurres et mensonges qui nous sont présentés comme incontournables. L’utopie, lieu des valeurs humanistes, est ce qui nous relie. Processus collectif, c’est un bien public qui  cimente les liens et consolide la démocratie. L’utopie est l’urgence poétique la plus accomplie. Quand il n’y a pas d’utopie, la vie se sclérose… et meurt.

Et si l’utopie absolue était la poésie ? Parce que nous croyons à son miracle, à son pouvoir vital sur la pensée et le réel. Parce que tout reste possible. Vive l’utopie !

 

Marie-Josée Christien

 

Consignes et conseils pour les auteurs désirant nous expédier des textes

  • Avant toute chose, avant tout envoi, bien relire votre texte, le faire relire au besoin, pour éliminer les fautes d'orthographe et de saisie. Evident ? Eh bien non... au vu de ce qui est expédié sans complexe à  la rédaction.  
  • Ne pas dépasser 3 pages ( soit 30 lignes par page, titre et lignes blanches comprises) pour les poèmes, et 9000 signes pour les nouvelles, les récits et textes en prose.
  • Envoi du texte en un seul fichier uniquement word (times new roman, corps 12) comprenant une notice courte (3/4 lignes, soit 300 signes) qui précise date de naissance, lieu de vie, derniers ouvrages publiés.
  • Fichier illustrations et photos : jpeg (pas de pdf)
  • Nomination du fichier (et non l'objet du courriel comme plusieurs auteurs l'ont compris) sur le modèle :  dupont, SG n°23. Ceci pour éviter qu'il ne s'égare et pour qu'il parvienne bien aux membres du comité de lecture.
  • Adresse d'envoi : spered.gouez@orange.fr
  • Toute collaboration est à titre bénévole.
  • L'élaboration d'un numéro se fait à partir d'un appel à textes publié sur cette page. Tout texte qui nous sera expédié devra se rapporter explicitement au thème de l'appel à textes.
  • Il est vivement recommandé de lire au moins un numéro de Spered Gouez, avant tout envoi. Les auteurs expédient  trop souvent leurs textes à l'aveugle. Nous en recevons ainsi une quantité importante  sans rapport avec notre attente.
  • Spered Gouez souhaite un minimum de connivence  dans la démarche.  Nos auteurs sont aussi nos lecteurs et partagent avec nous "l'esprit sauvage".
  • Les textes sont lus et choisis par un comité de lecture, composé de grands lecteurs passionnés par la  littérature, l'art et la poésie. Cependant, tous les textes choisis par le CL ne sont pas pour autant publiés dans Spered Gouez, par manque de place ou parce qu'ils ne s'insèrent pas bien dans l'ensemble. Marie-Josée Christien, responsable de rédaction qui compose le numéro, accorde une grande attention à l'harmonie de  l'ensemble et veille à ce que les textes soient en synergie et forment une partition collective.
  • Les critères de sélection sont, outre une réelle  proximité avec l'esprit sauvage, la qualité de l'écriture (alliant lisibilité et exigence) et la recherche de sens.
  • La rédaction reçoit de plus en plus souvent des manuscrits, parfois volumineux. Or Spered Gouez ne publie pas de recueils, ni d'essais, ni de romans. Nos  "hors-série" sont toujours des ouvrages collectifs et thématiques. Merci d'en tenir compte.

Questions le plus souvent posées par les auteurs

  • La plupart du temps, une lecture de notre site ou de la revue permet de trouver la réponse.
  • Délai de réponse : les textes étant en lecture à partir du 15 avril, les auteurs retenus verront leur nom publié ici même à partir de juin.
  • Conseils pour l'édition : les auteurs recherchant un éditeur nous sollicitent  souvent pour des conseils. Nous vous recommandons le site de L'Oie Plate qui est une aide utile pour les auteurs en quête d'éditeur. Voir l'adresse sur la page suivante du site.
  • Lire aussi la carte blanche à Pierre Maubé sur Poézibao: Comment publier ses poèmes? Si certaines des adresses sont périmées (disparitions, déménagements), les conseils demeurent d'actualité:
  • http://poezibao.typepad.com/poezibao/2005/12/carte_blanche_p.html
  • Nous ne sommes pas conseillers littéraires et nous ne souhaitons pas l'être. En conséquence, nous ne faisons aucun commentaire sur les textes que nous ne retenons pas. Un texte refusé par Spered Gouez ne présage en rien de la qualité de celui-ci. Cela signifie seulement qu'il ne convient pas au numéro que nous préparons.
  • Quelques personnes ont demandé  à la rédaction comment faire pour poser sa candidature pour le dossier Tamm Kreiz. Justement, il n'y a rien à faire, seulement attendre d'être sollicité(e). L'initiative de la sollicitation revient à  la rédaction qui souhaite mettre en lumière un auteur discret mais à l'oeuvre déjà solide et affirmée, en cours de construction, qui possède  son univers singulier. Les invités sont  désormais des auteurs, plus particulièrement poètes, à qui la parole a été jusque là peu donnée, en leur permettant de faire le point sur leur parcours. Le critère essentiel est la proximité avec la revue et sa démarche. Tamm Kreiz n'est pas un hommage à un poète déjà consacré.